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| XXXIX èmes Journées d'Etude | Organisation : |
| VERTOU les 6, 7 et 8 juin 2008 | Bernard DEMEESTER, Dominique LAMOUROUX, Claire LEBRET |
Associé, dissocié, |
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PRESENTATION des JOURNÉES D' ÉTUDE 2008 de l'ALFPHV
Il y a des questions qui nous accompagnent quotidiennement mais qui demeurent paradoxalement insaisissables. Un peu comme si, en s’ancrant si profondément en nous, dans cette forme de corps à corps obligé, elles nous laissaient sans voix.
Une de ces questions se forge dans l’expression disloquée d’un corps soumis à des maux imprononçables. Mode d’expression singulier, entre un intérieur ébréché et douloureux et un extérieur où les coups et les cris pleuvent. Devant tant de « cris » il y a parfois de l’inhumain qui s’éveille en nous. Comment penser cette « inhumanité » afin de ne pas la rendre contaminante ?
L’enfant polyhandicapé et sans langage nous bouleverse profondément. Sa fréquentation fait perdre toute quiétude à notre vie psychique. La vie de cet enfant en passe alors par le renoncement à notre quiétude interne.
Quand l’enfant ne parle pas, avec qui parlons nous ?
Quand une vie intérieure d’enfant déserte les mots, quand
cette vie n’a d’expression manifeste que dans le cri, la morsure,
l’automutilation, qui du silence des mots ou de la fureur des cris nous
envahit le plus ?
Quand les signes admis de l’humanité s’absentent, quand le corps abîmé n’articule que des plaintes, comment ne pas enfermer l’enfant silencieux dans l’inexistant ou le morbide.
Ne plus se retrouver dans un échange de signes connus peut provoquer au désenchantement de soi et de l’autre. Cette expérience de l’inutilité et de l’impuissance du langage peut jeter le parleur solitaire dans une forme particulière de dépression. Cette solitude imaginaire peut fabriquer de la désespérance, du renoncement ou de l’indifférence.
Ce dont souffre ces enfants est grave. Pour ne pas se laisser engloutir avec eux dans cette gravité, nos pratiques cliniques et institutionnelles s’inventent des vertus antidépressives. Nous pensons leurs silences et leurs cris, nous rejetons l’incurabilité, nous soutenons les apprentissages de base, nous nous enthousiasmons pour des projets.
Rencontrer un enfant qui se défend contre la douleur, contre le possible sentiment d’un effroyable isolement, c’est souvent faire connaissance avec des constructions défensives, des élaborations psychiques qui ne ressemblent à rien de connu. Dans cette expérience répétée de l’étrangeté et du dérangement, la déficience visuelle s’absente de nos préoccupations. Egarés au milieu de ces perturbations relationnelles, les problèmes de vue se tiennent dans l’ombre des autres problèmes. Que dire de cette difficulté à nous éloigner des troubles du comportement, de l’effet attractif que prend soudainement et dans le fracas ce langage corporel sur nos pensées et nos âmes ?
Echanger sur nos pratiques, c’est se rappeler que les parents ont confié
à nos soins un enfant déficient visuel. A cet instant, le lien
entre troubles du développement et déficience visuelle n’est
pas très lisible. Notre engagement est de s’en souvenir et de le
mettre au travail le plus souvent possible. Affirmer que nous devons nous en
souvenir, c’est déjà convenir qu’un acte d’oubli
est possible. C’est aussi se demander ce qui, dans ce qui nous a été
adressé d’une demande de soins, a rendu plus particulièrement
signifiant le déficit visuel.
Echanger autour de nos pratiques professionnelles représente cet engagement à concevoir le développement d’un enfant comme un travail jamais épuisé. Echanger entre nous et avec les parents, revient peut-être à reconstruire de l’identité d’enfant, à ré humaniser un dialogue qui semblait insensé.
Se retrouver pour parler de ces enfants en très grande souffrance a finalement pour fonction de nous garder dans une tranquille bonne santé. Cette bonne santé, c’est ce que nous devons préserver et aussi garantir. C’est elle qui rendra, jour après jour, la rencontre vivante et pensable.
Enfin, se retrouver, c’est ne pas omettre d’évoquer ce que
sera le devenir de ces sujets devenus adultes. Leur jeunesse trouve facilement
sa place dans notre activité de pensée. Elle l’enthousiasme
même. Leur vieillesse n’est pourtant pas si différente que
ça de la nôtre. Si l’enfance et ses manifestations pathologiques
les a rendus vaguement « inhumains » et a fait de nous des «
archéologues » de la vie intérieure, la vieillesse les ré
humanise et en fait nos semblables. Mais pouvons-nous penser la vieillesse et
la mort avec le même entrain, la même créativité,
la même bienveillante attention ?
| VENDREDI 6 JUIN |
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Présidence Agnès GUIBORA
9h Accueil des participants
9h30 Ouverture des Journées : M. Merlet, président
du CA et vice président du Conseil Général
Accueil par la direction de l’Institut les Hauts Thébaudières
Le mot de la Présidente de l’ALFPHV
10h15 Dispositions légales des SEHA, historique de leur création,
« critères » d’admission
Agnès GUIBORA, psychologue au CEDV de Santifontaine (Nancy)
Chrystelle LANTHEAUME, psychologue au CERADV La Villeneuve Sainte Odile
(Plénée-Jugon)
10h45 Pause café
11h15 "Définitions de la complexité poly/pluri/multi
handicap. Evolutions des concepts en France et à l’étranger."
Dr ZUCMAN, membre du CTNERHI
12h15 Echanges avec la salle
13h Repas
Présidence Géraldine GIBOUIN
Autour de la famille
14h30 Le travail avec les familles
Nicole BACCINI, psychologue clinicienne, psychothérapeute (Toulouse)
15h "Parents sidérés? Parents dont le désir
a été ravi ?"
Anne-Marie TABOURET, psychologue-psychanalyste au CEDV de Santifontaine
(Nancy)
15h40 Echanges avec la salle
16h Pause café
16h15 La question du fraternel chez l’enfant polyhandicapé
Régine SCELLES, professeur des Universités, Université
de Rouen, UFR de psychologie
17h Echanges avec la salle
Repas et soirée dans les vignes nantaises
Spectacle chant/théâtre
autour de Bernard Dimey
| SAMEDI 7 JUIN |
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Présidence Patrick COLIN
Pratiques cliniques
9h Séances conjointes orthoptie/psychomotricité avec
de jeunes enfants
Corinne RAUD, psychomotricienne au SAFEP de l’Institut Les Hauts
Thébaudières (Vertou)
Laurence DAVIAU, orthoptiste au SAFEP de l’Institut Les Hauts Thébaudières
(Vertou)
9h30 "Utilisation d'aides techniques à la communication"
Monique GABORIT, orthophoniste à la SEHA de l’Institut
Les Hauts Thébaudières (Vertou)
10h Echanges avec la salle
10h30 Pause café
10h45 Autisme/psychoses infantiles et déficience visuelle
Equipe de l’Hôpital de Jour de Salneuve (Aubervilliers)
11h30 "Au plaisir de voir"
Marie-France CLENET, orthoptiste (Vertou)
12h Echanges avec la salle
12h30 Repas
Présidence Sandrine RUSSIER
Quel accompagnement pour les adultes
14h "Quelles trajectoires de vie pour des personnes dont le
handicap est pluriel ?"
M. GERVO, directeur de foyer d’accueil médicalisé
(Chauvé)
14h45 "Adultes en rééducation : le dit du handicap"
Elisabeth RAINHO, psychologue-psychanalyste à l’institut
ARAMAV (Nîmes)
15h15 Echanges avec la salle
15h30 Pause café
L’aide aux équipes
16h Comment continuer à penser, à panser,
M. LE FUR, psychanalyste (Nantes)
17h30 Assemblée générale de l’ALFPHV
Elections du bureau et du CA
Soirée libre
| DIMANCHE 8 JUIN |
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Présidence Claude SCHEPENS
9h30 "L'accompagnement éducatif des enfants atteints
de troubles associés à la déficience visuelle : réduire
les difficultés relationnelles par les adaptations sensorielles"
Chantal LAVAUD, éducatrice à l’Institut Les Hauts
Thébaudières (Vertou)
10h15 "Contribution à l'évaluation psychologique de l'enfant
déficient visuel : le test du bonhomme en relief"
Serge PORTALIER professeur de Psychologie Université Lyon2, Psychologue
au CAMSP pour enfants déficients visuels de Villeurbanne,
Kathleen PARISI, Psychologue, Doctorante en Psychologie à l'Université
Lyon2.
11h Conclusion des Journées
Président de séance puis Présidente de l’ALFPHV
Accès à l’Institut :
En voiture : périphérique sud, sortie n°47 – Porte
de Vertou. Au rond-point du Vignoble direction St Fiacre.
En transport en commun : busway ligne 4 jusqu’au terminus Porte de
Vertou. Navette spéciale le matin et le soir jusqu’à l’Institut.
Bernard DEMEESTER, Dominique LAMOUROUX, Claire LEBRET
Institut Les Hauts Thébaudières
BP 2229
44122 VERTOU cedex
Tél : 02-51-79-50-00 Fax : 02-40-33-41-01
journeesalfphv2008@thebaudieres.org
N° inscription Formation : 52440418244
(Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l'Etat)
Affiche du Congrès au format PDF ou
au format Word
Repas :
Vendredi midi (repas froid) : 15 euro
Samedi midi : 17 euro
Dimanche midi (repas froid) : 15 euro
Soirée du vendredi (cf. Texte au verso) 51 € ( )
Hébergement
L’organisation ne prend pas en charge l’hébergement. Chaque
participant doit effectuer personnellement les réservations hôtelières
pour la durée de son séjour, directement auprès de l’hôtel
qu’il a choisi. Il est vivement conseillé de réserver
2 mois à l’avance.
Page réalisée par l'ALFPHV
à partir des documents fournis par le secrétariat du congrès
Contact :
| Nathalie VAN LANDEGHEM (nathalie.vanlandeghem@alfphv.net) | Secrétaire de l'ALFPHV |
| Pierre GRIFFON (postmaster@alfphv.net) | Responsable du site |