49èmes Journées d’Etude de l’ALFPHV 2026
Accompagnement des personnes en situation de handicap visuel : le psychologue funambule entre éthique, résistance et institutions
Dates : Jeudi 11 juin après-midi, vendredi 12 juin et samedi 13 juin matin 2026
Lieu : Lausanne – Suisse
En partenariat avec PORTAILS (Fondation Asile des aveugles)

Vous pouvez télécharger l’Affiche Journées d’Étude ALFPHV 2026
PROGRAMME PROVISOIRE
Jeudi 11.06.2026 (4 unités FSP)
13:00 : Accueil – Café
13:30 : Mot d’ouverture : Anna Rita Galiano, Présidente de l’ALFPHV , Mot d’accueil et présentation de la Fondation, Lucien Panchaud, Directeur de la santé communautaire, Présentation PORTAILS, Aline Leavy responsable
14:00 : Contexte et cadre suisses : parcours d’une personne en situation de handicap visuel, Lola Chennaz, docteur en psychologie PORTAILS, Fondation Asile des aveugles, Suisse
14:45 : Soutien psychologique spécialisé dans le déficit visuel (titre à confirmer), Claire Lam, psychologue PORTAILS, Fondation Asile des aveugles, Suisse
15:30 : Pause
16:00 : Modèle de psychologie de l’orientation professionnelle du déficit visuel – Aline Leavy, Responsable PORTAILS, Fondation Asile des aveugles, Suisse
16:45 : échanges
17:15 : Fin de la journée
18:00 : Visite du vieux Lausanne (Facultatif)
Vendredi 12.06.2026 (5 unités FSP)
8:30 : Accueil – café
9:00 : Tour d’horizon européen autour des codes de déontologie, Mélanie Gauché, docteur en psychologie, psychologue, chargée de mission déontologue à la Fédération Française des psychologues et de psychologie (FFPP)
9:45 : Présentation de la réactualisation des recommandations pour la pratique des psychologues dans le champ de la déficience visuelle, Nathalie Van Landeghem, Stéphanie Di Tucci, Béatrice Depondt, Evelyne Rollot, Françoise Tomeno, psychologues
10:15 : Echanges
10:45 : pause
11:15 : Enjeux de l’éthique et de la déontologie dans les évolutions sociétales, …(à préciser)
12:00 : Pause repas – Foyer Fondation Asile des aveugles 13:30 : Assemblée Générale
14:30 : Parcours global de prise en charge : le psychologue funambule entre éthique, institution et pouvoir d’agir, Stéphanie Demartin, psychologue de formation et directrice de pôle & Irys Kottas, psychologue clinicienne au sein d’un centre de rééducation fonctionnel.
15:15 : Travail psychothérapeutique avec deux enfants aveugles. Environnement et adaptation, questions éthiques, Alix Bernard, psychologue clinicienne et psychothérapeute, Membre associée de CLiPsy Unité de Recherche de l’Université d’Angers
16:00 : Pause – Café
16:15 : intervention clinique (à préciser)
17:00 : Echanges
Fin de la journée
À partir de 19h : Repas de Gala – Pinte Besson
Samedi 13.06.2026 (3 unités FSP)
8:45 : Accueil – café
9:15 : Évolutions du métier de psychologue du déficit visuel sur une période d’un demi-siècle, Professeurs des universités, Serge Portalier
9:45 : Sentiment de solitude chez les adultes déficients visuels : mieux les comprendre pour mieux les prévenir, Adrien Roussillon, doctorant UR DIPHE – Université Lumière Lyon 2, Anna Rita Galiano, psychologue et PR UR DIPHE -Université Lumière Lyon 2, Caroline Pigeon, Chargée de recherche, laboratoire LESCOT – Université Gustave Eiffel
10:15 : Pause – Café
10 :30 Outil d’évaluation du développement cognitif des enfants déficients visuels IDS 2 BS, Jonas Jung, Psychologue, Responsable des Assessments interdisciplinaires, Formateur d’adultes FSEA, PORTAILS, Fondation Asile des aveugles, Suisse
11:00 : EmotiSens : un programme multisensoriel autour des émotions, issu d’une recherche participative au cœur de la clinique, Dannyelle Valente, Collaboratrice scientifique – SMAS – Université de Genève, Maitresse de conférences – DIPHE – Université Lumière Lyon 2
11:30 : Présentation du coffret Tacti’cartes à histoires, Sophie Blain, directrice, Les Doigts Qui Rêvent, Talant
12:00 : Mot de la fin
12:30 : Pique-nique panier repas
13:30 : Fin de l’événement
INFORMATIONS PRATIQUES
FRAIS D’INSCRIPTION (actes compris) :
– Adhérents : 200 €
– Formation continue (certification Qualiopi) ou non adhérents : 300 €
– Étudiant, personne sans activité (sur justificatifs) : 50 €
Le formulaire d’inscription est à remplir via ce lien HelloAsso :
Formulaire inscription journées d’étude 2026
Mail des journées d’études pour toutes questions ou renseignements: alfphv2026lausanne@gmail.com
ADRESSE DES JOURNÉES
Fondation Asile des aveugles
Hôpital ophtalmique Jules Gonin
Auditoire B 5102
Avenue de France 15
1004 Lausanne (Suisse)
15 min de transports publics pour relier la gare à la Fondation Asile des aveugles.
HÔTELS A PROXIMITÉ
| Établissement | Site | Situation |
| Ibis Lausanne Centre | Ibis Lausanne Centre ALL – Accor Live Limitless | 15min de la gare
5 min de la Fondation |
| Tulip Inn Beaulieu | Hôtel Lausanne Beaulieu | Tulip Inn | 20min de la gare
5 min de la Fondation |
| Continental Hotel
Lausanne |
Hôtel 4 Étoiles
Continental Lausanne | Lausanne Gare |
En face de la gare
15min de la Fondation |
| Palmiers by Fassbind | Palmiers by Fassbind – Hotels By Fassbind,
Lausanne, Genève & Zurich |
En face de la gare
15min de la Fondation |
| Lausanne Youth Hostel Jeunotel | Auberge de Jeunesse Lausanne Jeunotel
youthhostel.ch | Youth Hostels |
25min de la gare
30min de la Fondation |
Les hôtels « Ibis » et « Tulip Inn » sont situés 5min à pied de la Fondation.
Les hôtels « Continental » et « Palmiers » sont situés en face de la gare.
L’auberge de jeunesse est le moins chère mais à 25-30min de la gare et de la Fondation.
APPEL A COMMUNICATION
Les 49ᵉˢ Journées de l’ALFPHV s’inscrivent dans la continuité des réflexions engagées à Lausanne, notamment en lien avec le travail mené avec le Bureau fédéral sur le handicap autour de la participation sociale et des compétences socio-professionnelles. Parmi les enjeux centraux de ces journées figure la question de l’annonce de la déficience visuelle par les médecins, qui constitue un sous-thème spécifique. Trop souvent, cette annonce est vécue comme inadéquate, générant colère et incompréhension chez la personne concernée et/ou sa famille. À cela s’ajoute fréquemment une minimisation de la déficience visuelle et de ses répercussions psychologiques. Le psychologue se trouve alors dans la position délicate de devoir reprendre cette annonce, accueillir les émotions suscitées et redonner un espace de reconnaissance au vécu subjectif de la personne, sans pour autant disqualifier la parole médicale.
Une réflexion plus large est également engagée autour de la notion de parcours. Celui-ci comprend le moment du diagnostic, les différences culturelles, les modalités de prise en charge, le vieillissement ainsi que les enjeux d’inclusion. Dans cette perspective, il apparaît essentiel de replacer la personne en situation de handicap au centre de son propre parcours de vie, afin d’éviter que les logiques institutionnelles ne viennent entraver ou confisquer son pouvoir d’agir.
Ces journées interrogeront par ailleurs la place et le rôle du psychologue, pris dans une posture complexe. Psychologue engagé, il est confronté à des injonctions paradoxales et doit composer avec des cadres, des procédures et des contraintes légales parfois contradictoires. Se pose alors une question fondamentale : quel est le cadre du psychologue ? Existe-t-il une part de « rebellion » nécessaire, susceptible de l’amener à s’en écarter, voire à questionner le cadre institué, qu’il soit institutionnel ou légal ? Jusqu’où peut-il aller dans cette confrontation sans perdre son identité professionnelle ? Être totalement en marge semble impossible, mais s’en tenir strictement au cadre imposé peut conduire à une forme de renoncement. Ces questionnements font écho aux courants de la psychologie militante et interrogent la manière dont le psychologue peut faire alliance avec la personne accompagnée, sans s’opposer frontalement à l’institution. Il occupe ainsi une position de funambule, pris entre l’intérêt de la personne, le cadre institutionnel et les exigences déontologiques.
Enfin, ces journées ouvriront une réflexion sur la place du psychologue dans les prises de décision concernant le parcours de la personne accompagnée. L’autodétermination apparaît ici comme une voie possible pour sortir des injonctions paradoxales. Elle implique de laisser la décision finale à la personne, tout en l’accompagnant activement dans son cheminement réflexif et dans l’appropriation de ses choix. Le rôle du psychologue n’est pas de décider à la place, mais de soutenir ce processus décisionnel, en acceptant la complexité, le doute et les tensions éthiques qui en découlent.
———————————
Faire une proposition en lien avec cette thématique ou une proposition libre, vous pouvez adresser un mail au Secrétariat de l’ALFPHV : secretariat@alfphv.net
