ET POUR LE DESIR, IL RESTE UNE PLACE ?

"Comment les projets de vie, la vie affective et sexuelle, s(')abordent dans les institutions qui accompagnent des déficients visuels"

Psychologues auprès de personnes déficientes visuelles, nous sommes questionnés autant par les équipes qui les accompagnent, que par les patients eux-mêmes, sur ce qu’il en est du désir, quand on est une personne handicapée. Comment la vie affective, la vie sexuelle, l’autonomie dans la vie quotidienne, les projets de vie au sens large, s’abordent, lorsqu’on accompagne une personne handicapée ? Existe-t-il une spécificité de la déficience visuelle?

Quelle place peut-on faire au désir de la personne que l’on accompagne, dans un contexte où tout s’écrit de plus en plus (en termes de besoins, d’objectifs, d’indicateurs...), s’évalue, se contractualise... Les projets de vie laissent-ils une place au désir pour la personne handicapée ?

Nous tenterons lors de ces journées, de faire un point à la fois sur nos représentations et nos connaissances dans le domaine de la vie affective et sexuelle des personnes déficientes visuelles, et de questionner nos pratiques de psychologues, telles qu’elles se poursuivent ou s’initient, quand il s’agit de veiller au grain du désir des personnes que nous accueillons, et d’accompagner, en individuel ou en équipe, les projets de vie dans toute leur diversité.

Stéphanie Di Tucci, Psychologue, Secrétaire des 45èmes Journées d’Etude de l’ALFPHV